Royat-Chamalières

Les hébergements : Pavillon Majestic et Grand Hôtel, Place Landouzy, Chamalières

Créés dans le souci du confort des baigneurs et des touristes, les hébergements nécessaires au bon déroulement de leur séjour se mettent progressivement en place dans le courant du XIXe siècle.

Les maisons d’hôtes ou les auberges ne suffisant plus, on construit  à cette époque des hôtels plus grands, soignés mais encore rudimentaires. Il faut attendre 1900 pour voir se généraliser le confort. Les « palaces » représentent l’apogée de l’industrie hôtelière thermale.

Confortables et spacieux, ils disposent du téléphone dans les chambres et de l’ascenseur. Les baigneurs les plus fortunés ou les médecins thermaux, choisissent de se faire construire une villa. Autour de 1850, les chalets sont de style suisse le plus souvent, mais aussi russe ou persan, alors que vers 1900, l'éclectisme des styles abonde.

 

Le Grand Hôtel Majestic Palace

L’hôtel monumental aux tons rouge appelé « Résidence et ancien Grand Hôtel Majestic Palace » surplombe le quartier thermal. Construit en 1865, il subira plusieurs agrandissements successifs par les architectes Klein, Duclos et Mizard.

Cet immense hôtel détient des éléments décoratifs intéressants : une horloge dans une fausse lucarne, une véranda faîte de verre et de fer, des mascarons satiriques de Gourgouillon…

 

Le Pavillon Majestic

Le Pavillon Majestic se dresse fièrement en contrebas.  Ancienne annexe du Grand Hôtel et Majestic Palace, il a été réalisé par l’architecte Mizard.

Ce pavillon luxueux comportait les premières salles de bains de la ville ou bien encore le  chauffage central à eau chaude.

Entièrement recouvert de brique émaillée verte et blanche rappelant celle du métropolitain parisien, il est l’un des symboles de la modernité de la station.


Encart publicitaire du Grand Hôtel, paru dans  le Guide Diamant, Mont-Dore, 1872 :
« Etablissement de premier ordre, […], ne laisse rien à désirer sous le rapport du confortable, de l’élégance et des soins qu’y trouvent les étrangers. Grands et petits appartements de familles. Salons. Fumoir. Billard. English spoken. »

Extraits du Splendid Guide, 1881 :
« Cette salle à manger de 160 couverts est une des plus belles pièces du genre : le plafond, décoré de fresques et de rinceaux, est particulièrement remarquable. Le service y est magistral : c’est un huissier presque ministériel qui soulève la portière par laquelle nous sortons. Je me souviens avoir eu pour vis-à-vis, l’année dernière à cette même table, un bien sympathique grand personnage : Midah-pacha, le prince de Radziwill et deux descendants de l’illustre auteur du Mariage de Figaro, Madame et Mademoiselle de Beaumarchais ».

« Les joyeux cliquetis des fourchettes vont trouver malheureusement une autre note discordante : celle de l’accordéon essoufflé qui va nous seriner sans pitié les chansons nationales italiennes ou les criardes lamentations de l’orgue de Barbarie, dont le mouleur de notes nous égrène, avec le plus profond mépris de la mesure, l’inévitable Misère du Trouvère » .

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