Royat-Chamalières

Buvette Eugénie, Parc Thermal, Royat

La buvette Eugénie, comme de nombreuses buvettes d’eau thermale, met en scène le lieu où jaillit la source, véritable richesse de la station.

Ce petit édifice qui abrite l’or bleu de la station est traité avec grand soin et constitue l’un des éléments essentiels des villes d’eaux. A l’origine, les buvettes thermales sont de simples ouvrages pour devenir progressivement de véritables bijoux d’architecture, aux détails décoratifs souvent soignés.

La Grande Source, future source Eugénie suite au passage de Napoléon III et de l’Impératrice, est dans un premier temps abritée par un kiosque en fonte et entourée par un comptoir circulaire en bois.

En 1913-1914, Auguste Rouzaud charge Louis Jarrier de la réfection de la partie centrale de la buvette où il conçoit une cloche de verre travaillée comme une pièce d’orfèvrerie : le comptoir circulaire est recouvert de grés flammés avec motifs géométriques et tablettes d’opaline, le pourtour  orné de mosaïques en grés cérame. L’ensemble de ces décors est signé Gentil et Bourdet.

Cette partie centrale coexiste avec le kiosque métallique jusqu’en 1936, date à laquelle les architectes Antoine Chanet et Jean Liogier optent pour la construction d’une tholos (temple de plan circulaire). Les colonnes et les baies du tambour sont une réplique de celles de l’établissement thermal en harmonie avec les constructions du parc thermal. L’ensemble est vitré en 1939.

Les sources César et Saint-Mart sont distribuées à la buvette en 1980. Le comptoir est alors restauré et recouvert de lave émaillée.

 

Extrait du Splendid Guide, 1881

« S’asseoir à quelques pas du coquet pavillon de la Source Eugénie et voir défiler les buveurs et les buveuses, écouter surtout la conversation d’un voisin, qui met à tout hasard, un nom sur ces diverses figures, c’est un spectacle aussi récréatif que futile, ni plus ni moins amusant que le tube du kaléidoscope que vous tournez un quart d’heure entre les doigts. ».

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