Royat-Chamalières

Bains Romains, Parc Thermal, Chamalières

Les origines de la station thermale remontent à l’Antiquité. Un important sanctuaire a été mis au jour à l’occasion de la construction d’immeubles au lieu dit « Source des Roches », situé à la limite de Chamalières en direction de Clermont-Ferrand.

Les fouilles ont ainsi révélé la présence de milliers d’ex-voto en bois conservés dans la boue et représentant les organes internes, ce qui atteste le caractère médical de ces offrandes faîtes au dieu des eaux « Maponos Arverne » ou « Borvo ». Ces sculptures sont aujourd’hui conservées au musée Bargoin à Clermont-Ferrand.

 Chacune des sources, découvertes entre 1822 et 1876, a été aménagée par les Romains. Les installations mises au jour sont plusieurs  puits carrés, une piscine carrée, un bassin hexagonal inscrit dans une construction carrée, des vestiges et des fragments de moulures et de corniches, un fût de marbre blanc, des murs romains…

 Le vestige le plus important concerne celui des Thermes romains, découvert en 1876 au moment de la construction du viaduc de chemin de fer.

 La fouille systématique du site en 1882 a révélé un édifice se composant de trois grandes piscines alignées sur un même axe, et de quatre salles chauffées par le sol (système d’hypocauste). Toutes ces pièces étaient richement décorées de marbres de toutes les couleurs, de mosaïques, d’arabesques, de statues en bronze ou en marbre. Aujourd’hui, seule une piscine avec gradins et hémicycles est encore visible (Monument classé MH en 1889).

 

Extrait du Splendid Guide, 1881.

« Le sybaritisme romain, qui savait si bien s’organiser pour s’assurer tous les agréments de la vie, choisissait pour ses demeures les localités où une nature privilégié prodiguait, comme à Royat, des trésors de jouissances et de bien-être auxquels il ajoutait, par toutes les recherches de l’art, la luxueuse appropriation d’une architectonique savante, sans qu’aucune préoccupation d’économie n’y apportât d’entraves ». 

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